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Stockage logiciel : Est-ce pour mon organisation?

25 juil. 2017

Le stockage logiciel (ou « Software Defined Storage – SDS ») est déjà utilisé par la quasi-totalité des organisations sans même qu’on y pense. Comment? Simplement en utilisant les diverses plateformes de virtualisation de serveurs tels que VMware, Hyper-V, KVM et autres. Je suis d’accord avec vous que ce n’est pas le stockage logiciel auquel on pense lorsqu’on entend parler de SDS, mais le concept est exactement le même : on présente du stockage sous la forme désirée nonobstant le format de la source et sa provenance. Il n’y a alors qu’un pas entre l’utilisation de disques virtuels et la création d’unités de stockage virtuelles.

Donc en réponse au titre de cet article, oui, le stockage logiciel est pour toutes les organisations. Ceci dit, cette technologie peut prendre de multiples formes et c’est à ce niveau que les TI doivent prendre des décisions.

 

Hyperconvergence

Un exemple très populaire dernièrement nous vient de l’approche hyperconvergée où le stockage traditionnel est remplacé par des disques installés à même chacun des serveurs physiques. Pour y parvenir, l’hyperviseur même (à la VSAN) ou une grappe de serveurs virtuels dédiés s’occupent de la gestion de ces disques afin de présenter de la capacité à la couche de virtualisation comme s’il s’agissait d’un bassin unique ayant diverses caractéristiques de capacité et de performance. L’ensemble de la capacité étant virtualisée, il est alors possible de définir des classes de stockages afin de répondre aux divers besoins des systèmes qui sont exécutés sur cette plateforme.

Si un système exige un nombre très élevé de lectures/écritures par secondes et une faible latence, son stockage proviendra de la portion « flash » des disques disponibles. À l’opposé, le traditionnel serveur de fichiers corporatifs qui requiert une grande capacité, mais peu de performance sera fourni en stockage par des disques mécaniques de grande capacité, moins coûteux, qui sont disponibles dans l’environnement.

 

 

 

Stockage traditionnel

Fait à noter, ce type de possibilité existe également dans la plupart des unités de stockage traditionnelles qui, aujourd’hui, sont en mesure de gérer des tiers de stockage et de les regrouper dans un même bassin de capacité. Comme indiqué au paragraphe précédent, cette approche hybride permet d’aligner l’offre de stockage avec les besoins des systèmes, ce qui a pour effet de maximiser le retour sur l’investissement. Et ce n’est qu’un début, car avec les fonctions de réduction des données telles que la déduplication et la compression, on voit que le stockage n’est plus une affaire de matériel, mais bien de logiciel. Le matériel se résume à des processeurs, de la mémoire, des disques et des ports de communication. C’est le logiciel qui gère le matériel et qui amène la multitude de fonctionnalités telles que la protection des données, la réplication, la déduplication, la compression, les copies instantanées, la gestion des volumes et des pools, etc.

 

Infonuagique

Les unités de stockage traditionnelles d’aujourd’hui sont donc également une forme de stockage logiciel sur des équipements plus spécialisés. Ceci dit, la contrainte de ces systèmes est que l’intégration avec l’infonuagique est tout sauf simple. Comment une organisation peut-elle concilier ses infrastructures internes avec les systèmes qu’elle veut déployer à l’externe?

C’est en réponse à cette question que les fabricants ont commencé à offrir des unités de stockage complètement virtuelles. Comme vous le confirmeront les administrateurs de stockage, il est plus simple de gérer plusieurs unités de la même famille de produits qui ont toutes la même interface de gestion et qui sont compatibles ensemble qu’un environnement hétérogène. Les organisations recherchent l’homogénéité et c’est pourquoi il est maintenant possible d’avoir des unités physiques dans vos sites et d’avoir les mêmes unités virtuelles dans l’infonuagique.


 

Cette approche fait en sorte que vos outils et processus demeurent les mêmes ce qui a pour effet de maximiser les efforts d’optimisation et les compétences de vos équipes TI. Selon les technologies choisies, il devient même possible pour les organisations d’envisager un site de relève complètement virtuel grâce à la possibilité de répliquer les volumes critiques comme s’il s’agissait d’un second site physique. En fait, si la bande passante est suffisante et avec les technologies appropriées, il serait même possible de créer un bassin de stockage global constitué de deux bassins distincts amenant ainsi une dimension de continuité des affaires au lieu de se contenter de la dimension de relève en cas de désastre. Ce qui n’était pas accessible pour des raisons de coûts devient maintenant plus abordable.

Il y a bien entendu d’autres façons d’obtenir un résultat similaire, mais si votre organisation possède déjà une infrastructure de stockage répondant à vos besoins et que le fabricant offre une version virtuelle des mêmes « équipements », il est définitivement primordial d’en évaluer les capacités et l’utilisation dans l’élaboration de votre stratégie d’intégration de l’infonuagique à votre infrastructure matérielle.

J’espère que ce bref survol aura su s’avérer d’intérêt en mettant en lumière que le stockage logiciel, peu importe sa forme est ici pour rester. Téléchargez notre livre blanc sur la protection des données ci-dessous pour en apprendre plus sur le sujet!

 

 


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